Arkane décide de donner une seconde vie à un des plus vieux titres FPS en lançant le jeu Prey. Créé dans les années 90, ce jeu mérite toutefois de s’aligner de nouveau aux titres les plus récents du moment qu’il tombe entre les mains de professionnels comme Arkane. Prey nous revient ainsi avec une version hybride FPS/RPG magnifiée d’une grosse couche de simulation. Une tentative plutôt risquée d’un point de vue très amateur car les anciennes générations ne pourront pas s’empêcher de jeter un œil critique sur Prey 2017.

Un décor à en perdre l’équilibre

A l’issue de l’assassinat du président Kennedy, les Etats-Unis s’allient à la Russie pour partir à la conquête de l’espace. C’est donc à bord de la station Talos 1 que nous nous réveillons, un vaisseau aérospatial américano-russe dans lequel nous allons passer la plupart de notre temps dans Prey. Nous voici donc dans un décor flottant qui risque de faire perdre l’équilibre aux plus peureux du groupe.

Notre première impression tourne rapidement vers ce décor artistique digne d’un professionnel comme Arkane. Nous avons quelque peu la sensation de nous retrouver dans Dishonored avec les illustres visages blafards, mais le design reste insolite dans l’ensemble. Les joueurs les plus habitués ne devraient d’ailleurs avoir aucun mal à propulser le jeu sur des PC gaming modernes. Mais ce ne sera pas toujours le cas pour les amateurs de vieilles consoles.

Prey nous invite donc à incarner Morgan Yu. Un personnage visiblement marqué par les récents événements qui ont bouleversé toute son existence. Faut-il vraiment rappeler que la station a été attaquée par des extra terrestres qui ont tué tous les autres occupants en un seul coup. Désormais seul, notre héros (ou héroïne) doit avancer. Il lui faudra trouver des armes, des kits de soin, des munitions et tout l’attelage nécessaire pour tenter de survivre dans l’espace. Ce côté de survie de Prey nous plongera rapidement au cœur de l’histoire même si le temps de chargement risque d’être un peu long sur PS4 et Xbox One.

Des niveaux bien pensés

Arkane mérite une pluie d’applaudissements pour avoir si bien pensé le côté Level Design de Prey. Sans prêter attention aux quelques périodes peu intéressantes, le fonctionnement du jeu mérite un bravo. Visiblement, Prey tire quelques scènes de Dishonored, surtout pour sa manière d’alterner la traversée de couloir et la verticalité de manière régulière. Cela permet entre autre à notre héros de choisir librement le chemin à emprunter pour atteindre un même objectif. Une grande liberté que beaucoup de joueurs recherchent tant dans tous les titres similaires, mais en vain. Heureusement que sur Prey, cette liberté reste une composante permanente de tout le scénario et pas uniquement du Level Design. Le joueur aura certainement beaucoup plus de plaisir à suivre un chemin différent à sa guise. D’ailleurs, dans Prey, quel que soit le choix du joueur, il le mènera d’une façon ou d’une autre à son but. Si seulement, Morgan Yu ne remettait pas tout le temps en doute notre décision…

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Test du jeu : Prey